Culture foot / Best of 03.05.17

Top 5 de l’OL en coupe d’Europe

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Il parait que l’Europe c’est nul et qu’il faut en sortir. Pourtant, l’Europe c’est souvent ce qui nous procure les meilleurs souvenirs et les plus belles émotions. À l’occasion de la 3ème demi-finale européenne de l’histoire de l’OL, on s’est replongés dans nos souvenirs pour sortir un Top 5, forcément subjectif.
Disclaimer : Chez BeFoot on est plutôt trentenaires alors désolé par avance à ceux qui ont vu la demie de C2 de 63-64 ou aux puristes qui la voudraient dans ce hall of fame, on s’est contentés de ce qu’on a vécu en live.

Lyon-Inter 3-3 (2002-2003)
Verra-t-on jamais un autre match de cette intensité du côté de l’OL ? Connue pour être un des plus grands matchs de l’histoire de Gerland, cette rencontre n’usurpe pas sa réputation. Match de poules de Ligue des Champions, trois semaines après la victoire des lyonnais à San Siro chez ce même Inter (1-2) avec notamment un missile de Sonny Anderson, cet OL-Inter aura envoyé du rêve à tous les spectateurs présents sur place mais aussi à tous ceux devant leur télé grâce à un mélange de stars (Crespo, Zanetti, Vieri, Toldo, Conceiçao et même Materazzi et Di Biagio), un déluge d’occasions et un scénario digne d’un thriller avec des buts toutes les dix minutes entre la 20e et la 75e. Le chef d’œuvre du match ayant été le premier but de Sonnygoal à la suite d’une action limpide, aujourd’hui encore considéré comme l’un des plus beaux marqués par les Gones.

But d’Anderson face à l’Inter Milan en 2002

Real Madrid-Lyon 1-1 (2009-2010)
Pendant des années, on rabâchait que Lyon n’éliminait jamais personne en C1 et qu’atteindre les quarts de finale sans les dépasser, ce n’était pas très excitant (on en profite pour saluer nos amis parisiens d’ailleurs). C’est en 2010, l’année où on s’y attendait le moins, que ces deux malédictions prirent fin : le Real allait passer à la casserole et l’OL allait par la suite atteindre le dernier carré, enfin. Si ce 8ème de finale Real-Lyon reste dans la légende, c’est aussi grâce à son match aller où Jean II Makoun la non-légende avait donné la victoire aux lyonnais d’une frappe incroyable qu’il n’a jamais rééditée dans toute sa vie (même dans son jardin avec ses gosses). Au retour, ça rigole moins, surtout après le but de C. Ronaldo d’entrée. Heureusement, les croquages d’Higuain laissent Lyon dans le match jusqu’au but libérateur de Pjanic sur un mouvement de classe de la paire argentine Lisandro-Delgado - paire que tous les supporters lyonnais regrettent aujourd’hui. Cette fois c’est sûr, l’OL joue dans la cour des grands.

Lyon-Bruges 3-0 (2001-2002)
Seule la coupe d’Europe permet d’élever des 16ème de finale de C3 plus haut que des quarts de finale de C1. C’est clairement le cas pour cet OL-Bruges qui surpasse de loin des matchs comme OL-Porto en termes de vibration. Après avoir perdu 4-1 à l’aller, les carottes semblaient presque cuites pour le retour, mais c’était sans compter sur Sonny Anderson, alors dans sa deuxième saison à Lyon, celle qui allait se terminer par le premier titre de champion de France du club. Le match part à cent à l’heure et les Gones mènent déjà 2-0 après 25 minutes après un doublé d’Anderson ! La foudre s’abat alors sur le but belge mais rien à faire, le troisième ne veut pas rentrer et ce match aura le même funeste destin que Lyon-Bologne deux ans plus tôt (voir plus bas). Sauf que, cette fois, il y a un Sonny sur le terrain qui va sortir l’étincelle à la 92ème minute avec un triplé qui qualifie Lyon dans un vacarme assourdissant, mettant à rude épreuve la résistance aux vibrations du vieux Gerland. Tout ça pour se faire torcher minablement par Liberec au tour suivant mais peu importe au fond, si c’était le prix à payer, ça en valait la peine.

But d’Anderson face à Bruges en 2002

Lyon-Bologne 2-0 (1998-1999)
Pour beaucoup de supporters de ma génération, ce match aura longtemps été le “climax” des épopées européennes lyonnaises : un quart de finale retour à la maison avec beaucoup à se faire pardonner après la claque 3-0 mangée à l’aller (coucou Beppe Signori). Prêt à accompagner ses joueurs pour l’exploit, Gerland est en feu (appelez les pompiers). Au tour précédent, les Gones ont sorti Bruges (déjà) au terme d’un match de folie remporté 4-3 en Belgique, ils peuvent donc le faire à domicile. L’entame est idéale puisque Caveglia marque au bout d’un quart d’heure, puis Job double la mise juste avant la mi-temps, un coup de fouet idéal pour entamer la deuxième période gonflés à bloc. Comme prévu, Lyon pousse énormément mais vendange comme pas permis. Le stade y croit mais rien n’y fait. Le cap’tain Flo Laville prend même un rouge. Mais malgré l’élimination, l’émotion a été au rendez-vous et fait de ce match un inoubliable.

Lyon-Real Madrid 3-0 (2005-2006)
En 2005-2006, l’OL est presque à l’apogée de sa domination. L’arrivée de Gérard Houllier ne fait que renforcer la sérénité qui se dégage de l’équipe et cela va se matérialiser dès septembre 2005 avec la réception, pour la première fois, du grand Real Madrid porté par Casillas, Ramos, Roberto Carlos, Robinho, Beckham ou encore Raùl. Un grand rendez-vous pour lequel les Madrilènes n’étaient manifestement pas prêts ni à courir, ni à se prendre la leçon de foot de la première période. Au terme de 45 minutes exceptionnelles, Lyon mène en effet 3-0 grâce à deux coup francs magistraux de Juninho (qui d’autre ?) et à une action d’école, presque du niveau de celle face à l’Inter, conclue par Wiltord d’une reprise limpide. Le Real est tellement sous l’eau qu’il frôle l’humiliation du 4-0 mais Juninho manque un penalty juste avant la pause. Le Real ne s’en remettra pas pour autant et l’OL signe là l’une des plus belles victoires européennes de son histoire. En attendant la Ligue Europa 2017 ?

But de Juninho face au Real Madrid en 2005

P.S. : Nos pensées aux matchs de Liverpool, du Bayern, de Bruges, de la Lazio ou encore de Brême, du PSV, de Milan et du Celtic (liste non exhaustive) mais choisir c’est renoncer, il a donc fallu faire une croix sur certains moments mémorables. Mais nous ne les oublions pas.

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@pierre_pat
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